Nous cherchions des mots pour courir de vastes étendues
où la lumière se penche et tremble un instant
sur le seuil annulé.

Sentiers épars de nos secrets érodés
la chaleur s'y alite
pelouse fauve de nos tâtonnements.

Senteurs de quels jardins veniez-vous rêver sur
  nos hanches
où nous léchions la poussière de nos plaies ?

Lorand Gaspar, Sol absolu, Poésie/Gallimard

pierresweb