24 novembre 2009
Un week end à Ourthane (suite)
Après un réveil matinal et un petit déjeuner copieux (délicieux miel de caroubier !) la randonnée a commencé. De petits groupes se sont formés et chacun a pu évoluer à sa guise et à son propre rythme. Arrêts fréquents pour discuter botanique, géologie, ornithologie ou tout bonnement photographie...ou encore pour visiter les grottes qui jalonnent fréquemment le parcours. Avant de traverser le gué de la rivière qui permet de rejoindre une autre vallée, nous avons pique niqué. Quand nous avons repris notre randonnée, nous avons agrémenté notre dessert en cueillant les savoureux fruits des arbousiers!
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09 novembre 2009
Un week end à Ourthane I
Le vendredi 6 novembre était férié. Une aubaine pour allonger le week end et partir un peu en vadrouille. En raison de la pluie, nous avons délaissé le Rif pour le moyen Atlas. Nous avons opté pour Ourthane, histoire de revoir un peu nos amis. Pendant tout le séjour, le beau temps était propice à la randonnée. Toute la journée du samedi a été réservée pour crapaüter d'une crête à l'autre...Mais nous n'étions pas les seuls ! Le vendredi dans l'après midi, juste après notre arrivée, un groupe composé de 23 personnes a débarqué au gîte. Pour les accueillir, on avait dressé la tente et les tapis berbères.
Ce groupe fort sympathique est constitué des membres de l'association Maroc Nature et Culture, une ONG active depuis le 28 octobre 1998.
Pour ce qui nous concerne, nous avons élu refuge dans la remorque qui trône dans un écrin de verdure, agrémenté de vigne grimpante et de passiflore!
A gauche de cette caravane, se trouve un atelier avec dans un coin un tableau rescapé de je ne sais quelle guerre scolaire et qui indique la pluviométrie enregistrée tout le long de l'année dans le secteur :
Non loin de là, Rex, comme à son habitude, monte la garde! Disons plutôt que les deux taches blanches au niveau de ses yeux sont parfaites pour donner le change!
Après la traditionnelle cérémonie du thé, le soleil commençait à
décliner. Je suis sorti à ce moment-là jeter un petit coup d'oeil à
l'extérieur et profiter de la lumière du couchant qui baignait les alentours immédiats du gîte qui se distinguent par la présence de quelques trembles majestueux!
Chez les voisins d'en face, un mulet était attaché à proximité de sacs bleus et de bottes de pailles couvertes d'un large plastique.
En regardant du côté de l'allée plantée de figuiers de barbarie, j'ai constaté que les mêmes sacs servaient à renforcer la palissade d'une maison. Pour moi, c'était incontestablement le clou de la soirée au sens esthétique du terme:
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Après une telle moisson lumineuse, je suis retourné au gîte. Mouna et son équipe s'affairaient du côté des cuisines pour allumer le feu et faire cuire les tagines d'agneau aux cardons sauvages...
En attendant le
dîner, nous avons eu droit, tout en profitant d'un bon feu de
cheminée, à un diaporama consacré aux visages et paysages de l'Atlas
concocté par Houssa le maître des lieux! Après cette première projection, c'était à Zineb, la présidente de l'association de prendre la relève pour visualiser des images réalisées durant des randonnées effectuées par le groupe dans différentes régions du Maroc!
Après le dîner, nous avons fixé le parcours de la randonnée collective du samedi. Mais comme c'est un autre jour, la suite sera donnée dans un prochain billet!...
01 octobre 2009
Balade photographique dans le monde du travail
Le numéro 9 du web magazine Purpose vient de sortir. Il est consacré au monde du travail. L'argumentaire de ce numéro est le suivant :
Dans toute société le travail est un sujet de préoccupation majeur. Il occupe une place prépondérante dans la vie d’un homme, il en détermine en partie l’identité, il en structure l'existence.
Bien que le travail soit un lien social reconnu universellement, souvent nos différentes professions nous séparent. Lorsque quelqu’un nous parle de son travail, de ses difficultés ou de son plaisir à travailler, nous avons du mal à le comprendre et à partager son vécu si nous n’exerçons pas le même travail que lui. Absorbés par nos occupations professionnelles, nous connaissons mal le travail des "autres" et nous nous interrogeons peu.
Pour sortir de cette indifférence, les témoignages des photographes, des cinéastes, des artistes, des poètes ou des écrivains sont nécessaires.
Les séries photographiques présentées dans le neuvième numéro de purpose nous plongent dans l’univers du travail d’hier et d’aujourd’hui. Elles nous ouvrent les portes des bureaux, des usines, des entreprises, des hôpitaux, nous montrent les coulisses des magasins, des supermarchés… qui d’habitude sont des lieux privés et inaccessibles. Les photographies nous permettent de voir qu’au gré des évolutions technologiques et économiques, les formes du travail changent, que de nouvelles conditions modifient notre rapport au travail : gestes et postures s’adaptent aux nouveaux équipements et aux nouvelles machines.
Attentifs au monde du travail, les photographes essaient d’en comprendre le fonctionnement : ils sont fascinés par la répétition des gestes ou par la figure du travailleur, certains s’intéressent plus à l’environnement, d’autres donnent du travail une image plus critique.
La profusion d’images publicitaires, de recettes pour vivre mieux, d’images au service de la communication, participe à une frustration quotidienne. Travailler plus pour gagner plus pour consommer plus ? Faire tourner l'économie au profit de qui ? S'interroger sur le sens de notre travail revient à s'interroger sur le sens de notre existence…
Photographier le monde du travail est essentiel : cela nous aide à comprendre que travailler ne signifie pas seulement gagner de l’argent. Derrière chaque travail il y a des hommes, il y a un monde fait de relations et de sentiments : l’amitié, la haine, le respect, la soumission, la solidarité, l’ennui, le stress, le bonheur, le courage, la peine…
Photographier le monde du travail, c'est lui rendre hommage, s’opposer à sa déshumanisation, sa dévalorisation, et lutter contre l’instrumentalisation des individus.
Pour feuilleter ce magazine, cliquez sur l'image une première fois,
et une fois sur la page d'accueil du webmag, recliquez
La liste des photographes qui ont participé à ce numéro est:
Robert Doisneau Travailleurs
Maurice Broomfield Industry
Lee Friedlander At Work
Brian Ulrich Copia
Nigel Shafran Supermarket checkouts / Supermarket portraits
David Moore Office
Darin Mickey Stuff I Gotta Remember Not to Forget
Emmanuelle Léonard Les Travailleurs
Barbara Pellerin Barentin, 76, rue Auguste Badin
Anne Favret & Patrick Manez Chambre avec vues
Thomas Kneubühler Absence
Gérard Dalla Santa Gestes
David Mozziconacci Nyc (Not Yet Completed) - Récupération
Henk Wildschut Shelters
Raphaël Dallaporta & Ondine Millot
La musique qui accompagne les images est de :
musique de / music by Eric Cordier, Jim Meneses,
Alva Noto, Francesco Cavaliere, David Smith
08 septembre 2009
Le mouvement du vacancier
Je passerai sur la terre m'extasiant
du bleuissement de ma stupeur
Inconséquent
Le doigts enchevêtrés dans maintes sinuosités
sans ciel
ni
terre je ferai la lecture de ce lieu
azuré
résolu à ne me préoccuper de rien d'autre
que d'un appel
Bleu d'endroit, poème de Salah Boussrif, Sur les traces d'un ciel.

Cliquez sur cette petite manivelle marine pour la voir en grand
10 juin 2009
Fort heureusement...
...les paysages ne sont pas des codes-barres...


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16 mai 2009
Matin désert
Une voix féminine venue de Mauritanie! A découvrir et à déguster sans restrictions! J'aime particulièrement cet album Dunya sorti en 2002 , probablement en raison de son métissage musical qui déborde les canons du répertoire traditionnel (Sur Deezer, écoutez entre autres Mahma el houb)
En cliquant sur l'image à gauche, vous pouvez en savoir davantage sur cette artiste et découvrir l'ampleur de son talent!
En tout cas, un coup de coeur pour moi!
18 avril 2009
Réussite et mariage

Fin du séjour sur la côte atlantique!
Nous avons (Pierre, Célou et moi) levé l'ancre pour rejoindre les hauteurs du moyen Atlas.
Tout le long des routes, à l'intérieur des terres, la nature explosait de
mille couleurs à la faveur d'un printemps exceptionnel! Comme vous
l'imaginez, les arrêts photos étaient nombreux!
En fin d'après-midi, nous sommes passés par la petite localité de Bejaad qui se caractérise sur les plans culturel et cultuel par la tenue annuelle de son célèbre moussem consacré à son saint patron : "Des
siècles durant, à l'occasion du moussem annuel de Bouabid Charki, des
pèlerins issus de toutes les régions du Maroc y affluent en masse. En
parallèle, mausolées et mosquées s'y multiplient à vue d'œil, à tel
point que chaque ruelle abrite le tombeau de tel ou tel autre fils,
descendant ou proche de Bouabid Charki. Une inflation de saints qui
confine parfois au burlesque. Surtout lorsque l'on sait que même Sidi
Othmane, le coiffeur personnel de Bouabid Charki, dispose de son propre
mausolée. Telle est Bejaâd, une ville où le sacré est omniprésent, à
chaque coin de ruelle et finalement au centre de la vie de ses
habitants. Mais au-delà de ce mysticisme souvent envahissant, Bejaâd
est également un centre culturel important. Dès sa création, la ville
de Bouabid Charki se dote en effet d'une multitude de médersas qui
fournissent au Maroc quelques-uns de ses plus éminents oulémas." (Source Tel quel. Lire la suite ici )
Nous avons été tout de suite attirés par la magie d'une lumière qui n'allait pas tarder à devenir chatoyante et qui magnifiait une constellation de mausolées et de marabouts.


Une
fois que nous avons regagné l'intérieur de ce site, mon attention fut attirée par le
mausolée de Lâlla Oum Saâd. Sur le mur qui en constitue l'enceinte, les
femmes ont inscrit avec du henné, couche après couche, à la manière
d'un palimpseste, tout un chapelet de voeux qui tournent grosso modo
autour du mariage, du succès scolaire ou de la réussite dans la vie...etc. Cela me rappelle un peu les ex-voto suspendus dans certaines chapelles. Mais pour l'occasion, je n'ai que ces ex-fotos à vous offrir!


Cliquez sur les images pour réaliser vos voeux!
14 avril 2009
Remontée au-delà du fleuve
Quand on arrive de Tnine Chtouka sur Azemmour, on passe sur l'un des ponts qui surplombe l'Oum Errabie. Jolie carte postale incontestablement! La médina suit le lit de la rivière le long de la rive gauche et rappelle un peu (en moins faste) la kasbah des Oudayas de Rabat à l'embouchure du Bou Regreg. Cela dit, dans le cas d'Azemmour, cette berge est prolongée par une forêt ce qui confère un petit aspect sauvage au paysage. Cela n'est pas pour me déplaire. Voilà en partie et sans prétention artistique les images prises durant ce parcours.

L'eau de la rivière était chargée d'écume baveuse qui prenait et évoquait d'étranges formes accentuées par leurs ombres. Est-ce un
signe de pollution ? Ou le fait de la marrée montante ? En tout cas,
cela était photographiquement du plus bel effet!

Vu de loin, le paysage aquatique est saisissant! Vu de
près, le promeneur reste souvent consterné par les objets divers qui
sont jetés sur les berges sablonneuses ou encore dans la forêt qui les
jouxte. Bidons, pots de peinture, chaussures en fin de course, boites de conserve, cannettes métalliques, bouteilles en verre ou en plastique...etc.
Bref, cela s'apparente à une poubelle tenue à ciel ouvert! De toute évidence, mes concitoyens n'ont pas encore la fibre écologique. Et de ce côté-là, ce n'est pas demain l'éveil...
Arrivés en face du dragueur échoué, la plage se développe sur des kilomètres et des kilomètres! C'est Haouziyya. La route qui y mène est actuellement coupée pour raison de travaux. En effet, on y construit quelques horreurs en béton pour la classe fortunée avide de résidences secondaires. Adieu côte sauvage!
Cette longue bande de sable nous emmène tout droit sur El Jadida qui n'échappe pas non plus au rouleau compresseur des réalisations touristiques de luxe...Nous avons consacré une petite visite à la cité portugaise.

La promenade tout le long de la citadelle qui domine la mer demeure un moment privilégié pour celui qui visite El Jadida. C'est un site très apprécié par la population et par les jeunes. Les graffiti fleurissent pour mon plus grand plaisir! Mais des phénomènes d'érosion naturelle ajoutent un charme fou à ces murs. A ce jeu-là, les oeuvres du temps l'emportent haut la main sur celles des Hommes...
La citadelle offre également un point de vue imprenable sur le cimetière juif tout blanc érigé à proximité de l'océan ainsi que sur les quartiers avoisinants.

Flâner du côté habité de la citadelle révèle l'envers du décor! Le flâneur attentif à l'état des choses ne peut que constater impuissant et la rage au coeur le délabrement avancé des façades, des maisons, des ruelles...etc. Dommage, car cette belle vitrine touristique est bel et bien brisée.
Cette image, à gauche, avec ses rectangles noires numérotés me
rappelle que les élections arrivent au triple galop! Les partis
politiques vont pouvoir laver leur linge sale! J'espère que ce sera
l'occasion pour eux de se réveiller au moins une fois de leur torpeur légendaire pour
s'occuper un peu de ces quartiers insalubres qui menacent ruine...
08 avril 2009
Quelques jours de bonheur
Les épisodes qui vont suivre seront consacrés à ces quelques jours de bonheur indicible passés en compagnie de Pierre qui est venu nous voir! Une rencontre intense et chaleureuse qui a consacré une amitié plus que heureuse...
Pierre est arrivé le dimanche par un temps pluvieux. Nous avons décidé de changer nos plans en fonction des aléas de la météo. Les routes du Sud étant impraticables, notre choix s'est porté sur la côte atlantique. Dès le lundi matin, nous avons illico rejoint Azemmour. Nous avons flâné dans les ruelles étroites de cette vieille cité où les dernières pluies ont fait beaucoup de ravages! Le nombre de maisons tombées en ruine s'est incontestablement accru. Nous avons également longé le fleuve Oum Errabie jusqu'à son embouchure signalée par le dragueur de Lalla Aycha. La petite sélection photographique qui suit est le produit de cette déambulation. Le parcours de la muraille qui ceinture la médina révèle encore et toujours un indescriptible bric-à-brac
A l'instar des autres cités marocaines, les vieilles ruelles d'Azemmour grouillent de vie et de jeunesse! Les enfants, garçons et filles, courent dans tous les sens et inventent mille jeux de fortune...Leur présence enjouée ajoute une petite note vivante aux multiples fresques peintes, sur pas mal de murs et de coins de rues, par de jeunes artistes en herbe ou signées par des artistes reconnus.
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Une suite sera donnée à cette
série au prochain épisode. Il y aura également les
images de la remontée du fleuve et celles faites à la faveur du souk
hebdomadaire qui se tient tous les mardis dans cette petite ville
d'Azemmour fort attachante!
En attendant, je vous souhaite une merveilleuse semaine baignée de lumière...
27 mars 2009
Mille minuits d'Imilchil à midi

Au début des années 80, cela fait bien plus qu'un quart
de siècle, j'avais effectué ma première virée au moussem dit des
fiançailles d'Imilchil . Voyage en 4L et dans mon sac à dos un boitier Nikon FM et quelques films inversibles. Je viens d'ouvrir les archives photographiques des voyages et d'examiner de près l'état des diapositives pour me rendre compte de deux choses: 1- que le temps
avait fait son oeuvre et que certains clichés ont bien souffert et 2-
que les paysages de fin d'été dans cette région du haut Atlas étaient arides et bien chargés de poussière...Rien à voir donc avec les images récentes aux cimes enneigées , aux lacs bien pleins d'eau et aux parcelles cultivées éclatantes de verdure (voir ici ).
Nous avions marqué une halte thé dans le seul café donnant sur la place d'Imilchil. A l'intérieur, il y avait cette peinture murale représentant des lions de l'Atlas. Elle rappelle à s'y méprendre le lion qui figure sur une fameuse boite d'allumettes marocaine et qui comportait sur son dos une incitation à consommer marocain : " En utilisant les produits marocains, vous contribuerez à l'économie du pays".
A ce propos, notre contribution était garantie car ces fameuses allumettes made in Morocco refusaient le plus souvent de s'enflammer et faisaient en bonne place partie des 12 travaux de Superman : " Moi, le métier que j'aurais voulu exercer, c'est celui de Superman. Mais pas au Maroc, parce que Superman n'a aucune chance de réussir sa vie chez nous. Pourquoi ? Réfléchissez un peu: Superman débarque au Maroc et clame devant le peuple : " C'est moi le plus fort, je peux tout faire! Absolument tout!" N'importe quel Marocain pourrait lui répondre : " Si c'est vrai que tu es Superman et que tu peux tout faire, retire d'un seul coup le couvercle d'aluminium d'un danone et sans te mettre de yaourt velouté plein les doigts; arrache un sourire à l'agent de réception d'un hôtel et essaie de ne pas rugir de colère quand le même hôtel t'aura présenté la note de frais de téléphone; obtiens la flamme d'une allumette en frottant du premier coup le grattoir de la boite, et sans te brûler le bout du doigt; démarre au feu vert avant d'entendre le klaxon de la voiture qui se trouve derrière toi; parcours six mètres de trottoirs sans rencontrer un seul crachat, ou un mendiant; dis-nous la couleur des cheveux de la femme d'un barbu; trouve-toi un travail avec un diplôme de l'université de Tétouan; essaie de voyager avec un passeport marocain; empêche les prix de se transformer en fusée à l'approche du ramadan; déniche-moi un touriste à Tanger; cherche une calculatrice japonaise plus rapide qu'un épicier soussi; un camionneur qui mérite son permis; un policier obèse; un gendarme squelettique; un étudiant qui sait pourquoi il est en grève; un syndicaliste démocrate; un immeuble sans linge au balcon; un concierge consciencieux et travailleur; une chanson égyptienne qui réveille; un mouton à l'âge de la retraite; une eau minérale qui est plus qu'une eau de table; un assureur qui indemnise aussi vite qu'il encaisse; un syndic d'immeuble qui fonctionne; un chanteur marocain qui affectionne les marchands de cassettes; un cadre supérieur qui ne méprise pas son patron et inversement; un chirurgien qui ne dit pas: c'est grave, il faut opérer tout de suite; un mécanicien efficace et ponctuel; un coiffeur dépourvu de l'instinct de conversation." (Lotfi Akalay, Jours tranquilles à Tanger, 2000).
Rappelons après cette petite parenthèse humoristique, qu'il y a fort longtemps que le lion de l'Atlas n'est plus de ce monde. Seule sa dépouille fantomatique et inconsistante traîne un peu entre les pieds des joueurs de l'équipe de foot nationale dont le pseudo est justement "les lions de l'Atlas"...J'avais déjà évoqué cette question ici et là .

A l'époque, il n'y avait ni auberge, ni
gîte, ni hôtels construits en dur. Les seules installations pour accueillir les touristes
étaient ces tentes bleues que l'on voit sur certaines images. Nous avions bivouaqué à la belle étoile. Comme on le voit bien, les banderoles aux couleurs nationales quadrillaient et estampillaient l'espace festif. Il était impossible, en dehors des touristes arborant un imposant matériel photographique, de s'approcher de la scène centrale où se produisaient les troupes d'Ahidouss.
Pour l'occasion, on avait rafraîchi d'une nouvelle couche de teinture verte la boule à zéro du marabout sidi Ahmed Oulmghenni.
Les camions Ford rouges étaient les vrais dromadaires motorisés des pistes. Ils permettaient aux différentes tribus d'affluer vers le moussem qui est avant tout un lieu d'échanges commerciaux. Aujourd'hui encore, ces véhicules continuent à rouler leurs bosses le long des routes, des pistes et des cols de l'atlas.
Dans cette manifestation, le plus intéressant à mes yeux demeure encore aujourd'hui la vie qui anime les différents souks.
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