17 juillet 2009
Annonce de rupture...
...avec le train train quotidien! Car il est venu, enfin, le temps de changer d'air! Je vous souhaite d'excellentes vacances!



Cliquez sur chaque image pour la voir en grand
05 juillet 2009
Je suis ailleurs...
Cliquez sur chaque image pour la voir en grand
28 juin 2009
Horizon d'attente
24 juin 2009
Plus loin encore...

Cliquez sur l'image pour la voir en grand
17 juin 2009
Espace, couleurs, lumière
Dans la chambre, la reproduction, en très grand format, d'une toile dont le nom du peintre n'était pas indiqué, était collée sur un mur face au lit. Le dépouillement y était encore plus poussé que chez Klee, l'image -une apothéose de jaune intense et d'orangé striés par une ligne blanche surlignée de gris vert et rehaussés de taches verdâtres- évoquait un pan de soleil. Voilà donc ce que Pierre aimait voir dès qu'il se réveillait et au moment de se coucher: un haut rectangle de soleil, et en lavant sa vaisselle: un paysage en damier vibrant délicatement au rythme de tons ocre, vert pâle, mauves, bleu lavande et de lin, jaune paille et mirabelle. Espace, couleurs, lumière, pas de figuratif.
Sylvie Germain, L'inaperçu, roman, Albin Michel, page 164.
Il a récupéré le grand poster de la chambre de Pierre (...).Au dos de la reproduction, une étiquette était collée, lui révélant enfin le nom du peintre : Marc Rothko. Une huile sur toile de grandes dimensions, peinte en 1953. Henri n'a pu s'empêcher de remarquer que l'année était celle de sa naissance. Un détail au fond insignifiant, mais qui a resserré le lien qui l'attachait à ce tableau. "Image de l'instant de ma conception, celle de ma gestation, ou celle de l'éblouissement subi à ma sortie des limbes ?", s'est-il demandé en découvrant cette coïncidence. Mais la vraie question était plutôt : comment parvenir à éprouver, chair et esprit, dans toutes les fibres de ses muscles, de son coeur, dans tous ses nerfs et jusque dans ses os, dans toutes les fibrilles de ses sens et les circonvolutions de son cerveau, le goût, le son, la tonalité de ce jaune, comment pénétrer dans cette splendeur d'incandescence sans s'y dissoudre, jouir de cette lumière en toute intelligence ?
Sylvie Germain, L'inaperçu, roman, Albin Michel, pages 193-194.

Cliquez sur chaque image pour la voir en grand
07 juin 2009
Préliminaires
Dis-moi, la Désirante
L'ordre de tes bienséances
Je saurai furtivement
Me substituer à mon ombre
Marcher vers tes pas
Au-delà de moi-même
Abdelkébir Khatibi, Aimance, Al Manar, 2003.


Cliquez sur l'image si affinités et plus...
21 mai 2009
1, 2, 3 MA...

Qu'y a-t-il de commun entre Mali, Maroc et Madagascar ? Leur syllabe initiale ! D'où le nom de ce groupe musical exceptionnel : 3MA
Ce trio se compose du malgache Rajery qui joue de la Valiha, une sorte de cithare tubulaire en bambou, du malien Ballake Sissoki à la Kora (harpe, luth mandingue) et du marocain Driss El Maloumi au Luth (oud). J'ai eu la chance d'assister à leur spectacle lors d'une soirée mémorable dans l'intimité d'une demeure traditionnelle à Fès.
26 avril 2009
Tiguemmat à tire-larigot

Après un superbe pti-déj. au gîte d'Ourthane, vos trois compères se sont levés d'un pied ferme pour aller rejoindre sur les hauteurs la source de Tiguemmat. Mais avant cela, Célou a voulu confectionner des bouquets de fleurs histoire de ramener un petit parfum de campagne à la maison...
A mes yeux, ce qui caractérise Ourthane, c'est le chant continu de l'eau dans les rigoles et les séguias. Partout où vous mènent vos pas, la douce et mélodieuse mélopée de l'eau berce les cellules ciliées de votre oreille interne! Plusieurs sources alimentent ce petit coin de nature. L'eau est amenée directement dans les parcelles à irriguer par des canaux qui s'insinuent à ciel ouvert mais discrètement dans le paysage...Tout le long de ces voies liquides, on peut voir des troupeaux de chèvres qui s'abreuvent ou de temps en temps une femme vaquant à sa corvée de lessive...Seules les araignées semblent ignorer ce réseau aquatique et se contenter de la précieuse rosée matinale qui se dépose et s'attarde sur leurs toiles!
La source de Tiguemmat jaillit directement du flanc de la colline. On a aménagé un bassin de retenue (récemment restauré) à partir duquel partent dans plusieurs directions une multitude de canaux d'irrigation. Ce bassin comporte une large partie ombragée en raison des frondaisons de figuiers qui surplombent la source. Une colonie de fougères y a également élu domicile...
L'eau limpide et fraîche a un débit important. Le clair-obscur qui règne sur le premier bassin et le jeu des réflexions n'ont pas manqué de m'interpeller.
A la surface de transition où l'eau calmement retenue franchit le mur du bassin pour se déverser avec précipitation dans les différents canaux, j'ai relevé un jeu de réverbération susceptible d'alimenter une réflexion sur le principe de la permanence de l'invariant au sein de l'infinie variation...Cliquez ici pour voir un diaporama à partir des différentes images de cette mosaïque.
Cliquez sur les images pour les voir en grand
11 avril 2009
Allons souquer
Oui, je sais! Je viens avec ce titre de faire une double entorse au lexique et à l'orthographe du français! C'est qu'en arabe le vocable "souk" se prononce avec la consonne occlusive uvulaire non voisée [q] inconnue de la langue de Molière. En plus, c'est un terme que nous conjuguons comme un verbe ordinaire, là où le français recourt à l'expression "faire + x" (faire ses emplettes, faire son marché, faire son souk, faire les puces...etc.).
Bref, si vous êtes un jour à Azemmour et que vous ne répugnez pas aux bains de foules, ne ratez sous aucun prétexte le grand souq hebdomadaire qui se tient tous les mardis. C'est un souq tout ce qu'il y a de populaire! Oubliez vos cartes bancaires et n'y cherchez pas le luxe, les vitrines scintillantes, les enseignes qui clignotent et les néons multicolores...C'est l'anti-grandes surfaces et autres hypermarchés clinquants de la société de sur-consommation!
Voici un petit échantillon d'images faites à la sauvette, cadrages au pifomètre sans porter ostensiblement l'appareil à hauteur d'oeil...
09 avril 2009
Flânons encore un peu...

Oui. Absolument. Prenons encore le temps de déambuler et de flâner dans les ruelles de cette petite cité attachante qu'est Azemmour. La lumière matinale est complice et il y a de la joie dans l'air. Les enfants sont encore en vacances. Et nous, nous avons encore une journée devant nous avant de rejoindre les hauteurs du moyen Atlas...
Depuis peu, Pierre est rentré au bercail. Un petit mélange d'images vous attend désormais dans son espace : ici
Dès le petit matin, le petit peuple des marchands ambulants circule dans les ruelles. J'aime particulièrement le poissonnier. En raison du fait qu'il est également apprécié de tout un cortège attitré de chats alléchés par l'odeur du poisson frais et qui traînent à proximité de sa charrette! Nous les croiserons plusieurs fois tout le long de notre chemin hasardeux!
Moi, j'ai jeté mon dévolu sur un poisson stylisé que j'ai relevé sur une porte noire couverte d'incisions. J'ai été également interpellé par un graffiti mural qui présente la particularité de transcrire en arabe le prénom de son auteur (Hassan).
Ce dernier a sciemment joué sur l'inversion du graphème de la consonne médiane [s]. Cette astuce fait ressembler cette signature à une sorte d'animal (chat ou chien ?) qui traîne sur ses courtes pattes:

Pour le reste, ce sont les enfants les véritables maîtres des rues : jeux multiples improvisés, curiosité aiguisée, courses incessantes et insouciance à toutes épreuves! Mais cette débordante joie de vivre ne peut donner le change! On ne peut en les observant de près fermer les yeux sur la liste ouverte des manques dont souffrent ces jeunes des ruelles étroites...
N'oubliez pas de cliquer sur chaque image pour la voir en grand
Dans la même veine, vous trouverez un diaporama sur les enfants d'Azemmour ici .































































































