11 septembre 2009
...qu'interrogation dans le vent...
Je n'étais qu'interrogation dans le vent
Et me suis fait mirage sans écho
Je suis vague et langage.
Un jour je me fondrai dans l'apocalypse et le brouillard
Laissant closes toutes les portes de l'infini en attente du diable.
Le fleuve des instants s'accroupit dans le jardin des fleurs.
Les bouches sont figées.
Elles n'expriment qu'une litanie
De tourment et de désespérance
Et l'immensité du passé nous lie au zéphyr et au zéro.
Rire encore et toujours
Provoquer les gouvernants
Refuser
Sentir la honte
Regretter ses fautes
Se réjouir
Vanter ses oeuvres
Mourir
Se révolter
Dire "non" au pouvoir
Dire "oui" à la révolution,
La liste est longue. Elle est vivace et froide.
Ici, ni mort, ni écho. Chacun est artisan de sa liberté.
En deçà le futur s'oxyde.
Même si tu médites longuement
Tu ne fais face qu'au vide.
Il n'est ni beau ni effrayant
Il est le chaos à l'origine de l'univers.
Il peut t'entraîner, sans que tu le saches,
Dans des paradis et des enfers que jamais tu n'as imaginés.
Le mieux est de nous résigner
Pour ne pas être victimes de ces dinosaures
Qui nuit et jour nous entourent
Ou de ceux qui nous font sursauter le matin
Lorsque nous prenons notre café
Et posons devant nous les clés rouillées du monde.
Florilège, poème de Jean Dammou, Irak.
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Ces images ont été réalisées au bord de mer. A la manivelle. Le 16 août, j'ai publié en avant première une image issue de cette série ici
08 septembre 2009
Le mouvement du vacancier
Je passerai sur la terre m'extasiant
du bleuissement de ma stupeur
Inconséquent
Le doigts enchevêtrés dans maintes sinuosités
sans ciel
ni
terre je ferai la lecture de ce lieu
azuré
résolu à ne me préoccuper de rien d'autre
que d'un appel
Bleu d'endroit, poème de Salah Boussrif, Sur les traces d'un ciel.

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17 juillet 2009
Annonce de rupture...
...avec le train train quotidien! Car il est venu, enfin, le temps de changer d'air! Je vous souhaite d'excellentes vacances!



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05 juillet 2009
Je suis ailleurs...
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28 juin 2009
Horizon d'attente
24 juin 2009
Plus loin encore...

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13 juin 2009
Nulle part
Nulle part
quelqu'un n'a pas posé sa main sur ma nuque
aussi le manque n'a-t-il pas de visage
il est là simplement comme un toucher froid
un rappel de la parfaite solitude
lumière en l'oeil si crue qu'elle en casse l'oeuf
la tête est aussi ravagée par l'éclat
oh le verre pilé le clou dans la langue
la couronne d'orties autour du regard
aucune image ne lavera tout ça
Nulle part 3
jeté vif dans l'instant précis le coeur flambe
la tête brûle ses torchons de mémoire
une fumée prend ciel et joue au nuage
ici et là-bas s'enlacent au bout des yeux
pur mouvement pour rendre le tu au tu
Nulle part, poèmes de Bernard Noêl, Le Reste du voyage, P.O.L., 1997 pages 51, 71 et 75.
10 juin 2009
Fort heureusement...
...les paysages ne sont pas des codes-barres...


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07 juin 2009
Préliminaires
Dis-moi, la Désirante
L'ordre de tes bienséances
Je saurai furtivement
Me substituer à mon ombre
Marcher vers tes pas
Au-delà de moi-même
Abdelkébir Khatibi, Aimance, Al Manar, 2003.


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06 janvier 2009
Transitions héliographiques
Littéralement ou étymologiquement, la photographie est écriture avec la lumière. Dans certaines pratiques comme celles du Light Graffiti, le dispositif adopté maintient,dans un environnement sombre, l'appareil photo fixé sur un trépied et c'est à la faveur d'un long temps de pose que l'opérateur va essayer d'enregistrer des trainées lumineuses au moyen d'une lampe torche (cliquez sur le lien supra pour plus de détails). Les possibilités de cette technique sont infiniment amusantes et variées.
Dans la série d'images qui suit, ce dispositif classique est inversé: l'appareil photo est libre de toute attache, ce qui permet d'opérer à main levée. En revanche, la source lumineuse est fixe puisqu'il s'agit tout bonnement du soleil (au moment de son coucher).
Quand j'ai réalisé cette pellicule (film négatif), je n'ai pensé à aucun moment faire du Light Graffiti puisqu'il ne s'agissait pour moi que d'un exercice sans prétention qui s'inscrit dans la série expérimentale faite de manière aléatoire au moyen de la manivelle de rebobinage (petit rappel technique et diaporama du corpus disponible ici ). Il est certain qu'avec un peu plus de dextérité et de souplesse dans le mouvement, on puisse réaliser des oeuvres intéressantes! Alors, ça vous dit d'aller taquiner le soleil ?








































