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09 novembre 2009

Un week end à Ourthane I

Le vendredi 6 novembre était férié. Une aubaine pour allonger le week end et partir un peu en vadrouille. En raison de la pluie, nous avons délaissé le Rif pour le moyen Atlas. Nous avons opté pour Ourthane, histoire de revoir un peu nos amis. Pendant tout le séjour, le beau temps était propice à la randonnée. Toute la journée du samedi a été réservée pour crapaüter d'une crête à l'autre...Mais nous n'étions pas les seuls ! Le vendredi dans l'après midi, juste après notre arrivée, un groupe composé de 23 personnes a débarqué au gîte.  Pour les accueillir, on avait dressé la tente et les tapis berbères.

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Ce groupe fort sympathique est constitué des membres de l'association Maroc Nature et Culture, une ONG active depuis le 28 octobre 1998.
Pour ce qui nous concerne, nous avons élu refuge dans la remorque qui trône dans un écrin de verdure, agrémenté de vigne grimpante et de passiflore!

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A gauche de cette caravane, se trouve un atelier avec dans un coin un tableau rescapé de je ne sais quelle guerre scolaire et qui indique la pluviométrie enregistrée tout le long de l'année dans le secteur :

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Non loin de là, Rex, comme à son habitude, monte la garde! Disons plutôt que les deux taches blanches au niveau de ses yeux sont parfaites pour donner le change!

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P1170975Après la traditionnelle cérémonie du thé, le soleil commençait à décliner. Je suis sorti à ce moment-là jeter un petit coup d'oeil à l'extérieur et profiter de la lumière du couchant qui baignait les alentours immédiats du gîte qui se distinguent par la présence de quelques trembles majestueux!

Chez les voisins d'en face, un mulet était attaché à proximité de sacs bleus et de bottes de pailles couvertes d'un large plastique.

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En regardant du côté de l'allée plantée de figuiers de barbarie, j'ai constaté que les mêmes sacs servaient à renforcer la palissade d'une maison. Pour moi, c'était incontestablement le clou de la soirée au sens esthétique du terme:

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Après une telle  moisson lumineuse, je suis retourné au gîte. Mouna et son équipe s'affairaient du côté des cuisines pour allumer le feu et faire cuire les tagines d'agneau aux cardons sauvages...

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P1170997En attendant le dîner, nous avons eu droit, tout en profitant d'un bon feu de cheminée,  à un diaporama consacré aux visages et paysages de l'Atlas concocté par Houssa le maître des lieux! Après cette première projection, c'était à Zineb, la présidente de l'association de prendre la relève pour visualiser des images réalisées durant des randonnées effectuées par le groupe dans différentes régions du Maroc!

Après le dîner, nous avons fixé le parcours de la randonnée collective du samedi. Mais comme c'est un autre jour, la suite sera donnée dans un prochain billet!...

 

 


05 novembre 2009

Suite marine V

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29 octobre 2009

Suite marine IV

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21 octobre 2009

Suite marine III

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09 octobre 2009

Suite marine II

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07 octobre 2009

Suite marine

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01 octobre 2009

Balade photographique dans le monde du travail

Le numéro 9 du web magazine Purpose vient de sortir. Il est consacré au monde du travail. L'argumentaire de ce numéro est le suivant :  

 Dans toute société le travail est un sujet de préoccupation majeur. Il occupe une place prépondérante dans la vie d’un homme, il en détermine en partie l’identité, il en structure l'existence.

Bien que le travail soit un lien social reconnu universellement, souvent nos différentes professions nous séparent. Lorsque quelqu’un nous parle de son travail, de ses difficultés ou de son plaisir à travailler, nous avons du mal à le comprendre et à partager son vécu si nous n’exerçons pas le même travail que lui. Absorbés par nos occupations professionnelles, nous connaissons mal le travail des "autres" et nous nous interrogeons peu.

 Pour sortir de cette indifférence, les témoignages des photographes, des cinéastes, des artistes, des poètes ou des écrivains sont nécessaires.  

Les séries photographiques présentées dans le neuvième numéro de purpose nous plongent dans l’univers du travail d’hier et d’aujourd’hui. Elles nous ouvrent les portes des bureaux, des usines, des entreprises, des hôpitaux, nous montrent les coulisses des magasins, des supermarchés… qui d’habitude sont des lieux privés et inaccessibles. Les photographies nous permettent de voir qu’au gré des évolutions technologiques et économiques, les formes du travail changent, que de nouvelles conditions modifient notre rapport au travail : gestes et postures s’adaptent aux nouveaux équipements et aux nouvelles machines.

 Attentifs au monde du travail, les photographes essaient d’en comprendre le fonctionnement : ils sont fascinés par la répétition des gestes ou par la figure du travailleur, certains s’intéressent plus à l’environnement, d’autres donnent du travail une image plus critique.  

La profusion d’images publicitaires, de recettes pour vivre mieux, d’images au service de la communication, participe à une frustration quotidienne. Travailler plus pour gagner plus pour consommer plus ? Faire tourner l'économie au profit de qui ? S'interroger sur le sens de notre travail revient à s'interroger sur le sens de notre existence…

 Photographier le monde du travail est essentiel : cela nous aide à comprendre que travailler ne signifie pas seulement gagner de l’argent. Derrière chaque travail il y a des hommes, il y a un monde fait de relations et de sentiments : l’amitié, la haine, le respect, la soumission, la solidarité, l’ennui, le stress, le bonheur, le courage, la peine…  

Photographier le monde du travail, c'est lui rendre hommage, s’opposer à sa déshumanisation, sa dévalorisation, et lutter contre l’instrumentalisation des individus.

 

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Pour feuilleter ce magazine, cliquez sur l'image une première fois,

et une fois sur la page d'accueil du webmag, recliquez


La liste des photographes qui ont participé à ce numéro est:

Robert Doisneau  Travailleurs
        Maurice Broomfield  Industry
        Lee Friedlander  At Work
        Brian Ulrich  Copia
        Nigel Shafran  Supermarket checkouts / Supermarket portraits
        David Moore  Office
        Darin Mickey  Stuff I Gotta Remember Not to Forget
        Emmanuelle Léonard  Les Travailleurs
        Barbara Pellerin  Barentin, 76, rue Auguste Badin
        Anne Favret & Patrick Manez  Chambre avec vues
        Thomas Kneubühler  Absence
        Gérard Dalla Santa  Gestes
        David Mozziconacci  Nyc (Not Yet Completed) - Récupération
        Henk Wildschut  Shelters
      Raphaël Dallaporta & Ondine Millot

 

La musique qui accompagne les images est de :

musique de / music by Eric Cordier, Jim Meneses,
        Alva Noto, Francesco Cavaliere, David Smith

 

 





 

 

30 septembre 2009

La chimère marine

Le destin frissonne sur les mers
Les anneaux de la légende se brisent
et voici les précipices
Laisse-nous alors semer nos rives de coquillages
amarrer notre arche sur Sannine*
Laisse-nous foudroyer la chimère marine
ô maître de la légende

Et lorsqu'au départ du soleil quittant la ville
les cloches et la route sangloteront
réveille pour nous, ô flamme du tonnerre sur les collines
réveille pour nous le Phénix

Nous acclamerons la vision de son feu triste
avant le matin, avant qu'elle ne soit dite
Nous porterons ses yeux tout le long du chemin
au retour du soleil sur la ville

Le retour de soleil, poème d'Adonis.(*Sannine = montagne du Liban)

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11 septembre 2009

...qu'interrogation dans le vent...

Je n'étais qu'interrogation dans le vent
Et me suis fait mirage sans écho
Je suis vague et langage.

Un jour je me fondrai dans l'apocalypse et le brouillard
Laissant closes toutes les portes de l'infini en attente du diable.

Le fleuve des instants s'accroupit dans le jardin des fleurs.
Les bouches sont figées.
Elles n'expriment qu'une litanie
De tourment et de désespérance
Et l'immensité du passé nous lie au zéphyr et au zéro.
Rire encore et toujours
Provoquer les gouvernants
Refuser
Sentir la honte
Regretter ses fautes
Se réjouir
Vanter ses oeuvres
Mourir
Se révolter
Dire "non" au pouvoir
Dire "oui" à la révolution,
La liste est longue. Elle est vivace et froide.
Ici, ni mort, ni écho. Chacun est artisan de sa liberté.
En deçà le futur s'oxyde.
Même si tu médites longuement
Tu ne fais face qu'au vide.
Il n'est ni beau ni effrayant
Il est le chaos à l'origine de l'univers.
Il peut t'entraîner, sans que tu le saches,
Dans des paradis et des enfers que jamais tu n'as imaginés.
Le mieux est de nous résigner
Pour ne pas être victimes de ces dinosaures
Qui nuit et jour nous entourent
Ou de ceux qui nous font sursauter le matin
Lorsque nous prenons notre café
Et posons devant nous les clés rouillées du monde.

Florilège, poème de Jean Dammou, Irak.

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Ces images ont été réalisées au bord de mer. A la manivelle. Le 16 août, j'ai publié en avant première une image issue de cette série ici

08 septembre 2009

Le mouvement du vacancier

Je passerai sur la terre m'extasiant

du bleuissement de ma stupeur


Inconséquent


Le doigts enchevêtrés dans maintes sinuosités

sans ciel

ni

terre je ferai la lecture de ce lieu

azuré

résolu à ne me préoccuper de rien d'autre

que d'un appel

Bleu d'endroit, poème de Salah Boussrif, Sur les traces d'un ciel.

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